Resumé du parcours de DAEYE :


daeye existe depuis maintenant deux ans. Au départ il s'agit d'une identité graphique de stickers, collés dans les rues de Berlin, de Prague et de Lille.

Au cours de l'hiver 2004, daeye s'intègre à groupe d'étudiants Berlinois qui regroupe notamment Yackfou, Zooi, Mr robot et Captain Phot.

Il décide d'utiliser comme base graphique les motifs de deux tampons de pierre qu'il avait fait tailler à l'occasion d'un voyage en chine. Le premier ,-da- est un signe chinois signifiant grand, le deuxième est un oeil formé par le contour du tampon et un iris japonisant, en anglais : -eye-.

Il édite deux planches de stickers les mois de novembre et de décembre 2004 soit environs 3000 stickers. Puis, influencé par la conférence Pictoplasma, il débute un projet de poupées en tissu sérigraphiées. Il donnera ainsi la vie à 90 lapins. Les premiers points de ventes sont alors le boxi et neurotitan à Berlin.

Au printemps 2005 daeye reviens sur Lille. n'ayant alors aucuns moyens de produire de nouvelles sérigraphies il expérimente le pochoir et produit les daeyebomb, stickers en série ultra limitée, collées à paris et offert à des amis de l'artiste.

Au cours de l'été 2005, daeye retourne à Berlin, en stage. Il produit alors un jeu de 82 cartes -daeyewanted-. Il produit une série de stickers à l'aide d'une imprimante laser. Se développe alors l'idée de micro-street-art, véritable miniaturisation de l'intervention graphique.

Pour l'anniversaire de daeye, il produit l'affiche Versus en sérigraphie de 50*90cm. En bichromie, chaque affiche est découpable en 20 stickers.
De retour à Lille, daeye cherche rapidement des points de ventes pour ses lapins et ses affiches. Il les dépose à Roubaix, dans la librairie d'art de chez Rita, puis chez Rouge, rue de la clé. Il participe à une exposition-vente et à la braderie de l'art avec Art Discount.

Au cours de l'année 2006 daeye a produit à 2 illustrations pour le graphzine "peau de lapin"

Grâce à un camarade de classe il parvient à produire de petites séries de stickers et de poupées, dont les -daeyecactus- qui peupleuront la "plage" de Tourcoing durant l'été 2006. C'est également durant cet évènement qu'il propose aux enfants de Tourcoing de produire avec lui une série de 30 peluches nommées les daeyemons.

Depuis le mois de septembre 2006 Daeye obtient le statut d'éxilé à Berlin, qui devient sa résidence officielle pour les deux ans à venir. Daeye perds pendant un moment sa capacité à produire de la sérigraphie. Les projets se suivent et ne se concrêtisent pas. Ainsi il n'y aura pas d'affiche pour les deux ans de Daeye. Pas non plus de T-shirt. Des jours meilleurs sont à venir grâce à sa collaboration avec la Fleisherei.



à suivre...

Parcours chronologique (écrit par le créateur de daeye) :

EPISODE -1.1 : L'oeil est seul et/ou mal accompagné.

Au début il y a l'oeil. Il est un symbole de la vie. collez un oeil sur un objet et il vous regarde. mettez le dans un triangle et cous créez une divinité. mettez en deux l'un à côté de l'autre et vous avez un animal terrestre (parfois un humain). mettez en trois et vous obtiendrez un extraterrestre ou un monstre.
très tôt cet oeil je l'arrache je l'isole je le simplifie et il devient cette image un peu mangalisée que je dépose dans un petit nombre d'expérimentations graphiques. Aucune ne vaut cependant la peine d'être vue car je n'étais alors qu'un gamin.



EPISODE -1.2 : L'oeil voyage et grandit.

Ce n'est qu'au cours d'un voyage en chine, que j'estime être un tournant dans ma vie, que cet oeil devient presque par accident une par de mon identité de graphiste. Je suis alors au sud du Tibet dans un village touristique. J'entre dans un petit atelier tenu par deux frères. Ceux-ci produisent des tampons de pierre qu'il gravent à la demande et en direct. J'ai toujours été passionné par l'impression, l'empreinte, je décide assez naturellement de tenter le coup.
Je choisis rapidement deux cylindres de pierre blanche relativement identiques. Le premier je choisit de le graver avec le sinographe DA qui participe à l'écriture du nom DALI de la ville précédemment visitée. Ce symbole est en effet trés simple et c'est alors le seul sinographe dont je connaisse la signification. Il s'agit d'un ordre de grandeur qui pourrait être tout simplement "grand". L'autre tampon sera l'oeil que je dessine sur un petit bout d'enveloppe et que l'artisant réinterprète légèrement. La vente est effectué après que le deuxième frère-artisan fait un essai des deux tampons sur un papier et me le donne avec un grand sourire.

EPISODE -1.3 : Daeye n'est qu'un pseudonyme, mais il prend forme.

C'est en rentrant de chine que je décide de poser ces tampons sur mes travaux des dessins, au dos. Comme pour dire qu'il sont de moi et en même temps de leur tourner le dos. Cette signature je lui donne un nom, qui vient s'ajouter aux nombreux pseudonymes que l'on se donne en allant sur internet.
Daeye est donc un mélange de chinois et d'anglais. Il sera par la suite l'objet de nombreux jeux de mots dans des langues différentes. Le premier est constitutif de la sonorité que je lui donne. En effet, et c'est aussi une des raisons pour que l'oeil soit devenu "eye", je le prononce comme un rappeur américain dirais "the eye". Vous savez comme lorsque l'on dit "what da fuck 're you doing in here". Je m'amuse assez vite de la sonorité rebondissante de "daeye" et je découvre vite quelques jeux de sons et de formes à produire.

Je ressort le petit bout de papier qui a été la première impression de mes tampons. Le papier est très joli, l'encre a un bel aspect, le rouge est intense et un peu diffus. Je scanne le papier et fais une rapide manipulation avec photoshop. le jeu est de créer le mot "eye" avec deux "e" qui se font face et d'utiliser le "da" retourné comme un "y". Le but n'était alors que de créer une image pour mon profil MSN.

EPISODE -2.1 : Daeye est né dans une cave

Je suis en septembre 2004 le plus jeune étudiant erasmus de tout Berlin. Je suis aussi le premier étudiant français à partir en erasmus au début de sa première année de BTS. Et le hasard des équivalences fait que je me retrouve en quatrième semestre à la FHTW de Berlin. Je m'intêgre complètement à la promotion et je rencontre alors une bande de joyeux graphistes ( la ligue des strangers qui regroupe notamment Yackfou, Zooi, Mr robot et Captain Phot.) Ils me font découvrir la sérigraphie et j'assiste à l'impression de stickers yackfou dans la cave de l'université, dans un atelier qui n'avais d'officiel que le lieu. Aprés avoir imprimé ils me proposent tout de suite d'insoler une toile et c'est en 30 minutes que je scribouille au feutre ce qui deviendra la base graphique de Daeye. Une toile qui n'imprimera en fait que deux bout de cartons avec de l'encre textile rose, mais que je garde soigneusement avec le rêve secret de le vendre à Bill gates, ou à la Tate Galery.

Je décide de travailler à l'élaboration d'une planche de stickers pour suivre le mauvais exemple de cette bande de voyoux. En fait à l'époque je suis très timide et legaliste, c'est sous l'emprise des solvant dans la cave, qu'une partie de mon cerveau se rebelle. Je suis devenu schizophrène et Daeye est né. Par respect Daeye évitera de donner mon vrai nom en parlant de lui, ainsi je ne serais pas inquieté par les poursuites judiciaires.

EPISODE -2.2 : Daeye pond sa première planche

C'est en novembre 2004 que Daeye imprime sa première planche de stickers, l'idée était alors de faire une sorte de boite à outils qui permettra ensuite de jouer à "donner vie"au mobilier urbain. Elle se compose donc de plusieurs yeux, de sourires machiavéliques, et d'un petit bonhomme que mes amis comparerons à sponge Bob mais que daeye nommera Daeyeman (en fait tout ce que fait Daeye s'appelle Daeye-quelquechose).

Cette planche est imprimée en rouge, en bleu en violet et en noir sur transparent et blanc. Pour l'impression Daeye est accompagné de Captain Phot. Daeye n'est pas au point au niveau de l'impression et de nombreux défauts. A chaque planche "ratée", Daeye entends Captain Phot lui dire, avec un sourire bienveillant, "menschliche Faktor", que l'on peut traduire par facteur humain. C'est en souvenir de cette ambiance insouciante que Daeye décide de ne jamais imprimer de maniere "propre". Ce qui est un point de vue dur à défendre dans le milieu de la sérigraphie.


EPISODE -2.3 : Daeye colle partout, même là où je ne suis pas.

Trés vite chaque ballade à vélo ou à pied, chaque sortie en boite, devient l'occasion pour daeye de coller des stickers un peu partout. Moi je prends un air détaché, pendant que Daeye reçoit finalement moins de regards réprobateurs que je ne l'aurais pensé. Il est vrai que Berlin est une ville connue pour sa tolérance à l'égart du street art, et celui ci suit des rêgles bien établies en fait. Daeye eveille surtout la curiosité de mes amis et à l'époque mes amis sont trés internationaux. ainsi à travers eux pourra coller ses stickers à Londres, Helsinki ou Bruxelles.

Rapidement, coller des stickers devient le but de mes virées en ville. Daeye prends un peu le pas sur moi-même, et c'est pas plus mal parcequ'il est plutôt cool. Ca me permet aussi de connaître Berlin comme ma poche.