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Resumé du parcours de DAEYE : daeye existe depuis maintenant deux
ans. Au départ il s'agit d'une identité graphique de stickers,
collés dans les rues de Berlin, de Prague et de Lille. à suivre... Parcours chronologique (écrit par le créateur de daeye) : EPISODE -1.1 : L'oeil est seul et/ou mal accompagné. Au début il y a l'oeil. Il est un symbole de la vie. collez un oeil sur un objet et il vous regarde. mettez le dans un triangle et cous créez une divinité. mettez en deux l'un à côté de l'autre et vous avez un animal terrestre (parfois un humain). mettez en trois et vous obtiendrez un extraterrestre ou un monstre.très tôt cet oeil je l'arrache je l'isole je le simplifie et il devient cette image un peu mangalisée que je dépose dans un petit nombre d'expérimentations graphiques. Aucune ne vaut cependant la peine d'être vue car je n'étais alors qu'un gamin. ![]() EPISODE -1.2 : L'oeil voyage et grandit. Ce n'est qu'au cours d'un voyage en chine, que
j'estime être un tournant dans ma vie, que cet oeil devient presque
par accident une par de mon identité de graphiste. Je suis alors
au sud du Tibet dans un village touristique. J'entre dans un petit
atelier tenu par deux frères. Ceux-ci produisent des tampons
de pierre qu'il gravent à la demande et en direct. J'ai toujours été
passionné par l'impression, l'empreinte, je décide assez
naturellement de tenter le coup. EPISODE -1.3 : Daeye n'est qu'un pseudonyme, mais il prend forme. C'est en rentrant de chine que je décide de
poser ces tampons sur mes travaux des dessins, au dos. Comme pour dire
qu'il sont de moi et en même temps de leur tourner le dos. Cette
signature je lui donne un nom, qui vient s'ajouter aux nombreux pseudonymes
que l'on se donne en allant sur internet. Je ressort le petit bout de papier qui a été la première impression de mes tampons. Le papier est très joli, l'encre a un bel aspect, le rouge est intense et un peu diffus. Je scanne le papier et fais une rapide manipulation avec photoshop. le jeu est de créer le mot "eye" avec deux "e" qui se font face et d'utiliser le "da" retourné comme un "y". Le but n'était alors que de créer une image pour mon profil MSN.
EPISODE -2.1 : Daeye est né dans une cave Je suis en septembre 2004 le plus jeune étudiant erasmus de tout Berlin. Je suis aussi le premier étudiant français à partir en erasmus au début de sa première année de BTS. Et le hasard des équivalences fait que je me retrouve en quatrième semestre à la FHTW de Berlin. Je m'intêgre complètement à la promotion et je rencontre alors une bande de joyeux graphistes ( la ligue des strangers qui regroupe notamment Yackfou, Zooi, Mr robot et Captain Phot.) Ils me font découvrir la sérigraphie et j'assiste à l'impression de stickers yackfou dans la cave de l'université, dans un atelier qui n'avais d'officiel que le lieu. Aprés avoir imprimé ils me proposent tout de suite d'insoler une toile et c'est en 30 minutes que je scribouille au feutre ce qui deviendra la base graphique de Daeye. Une toile qui n'imprimera en fait que deux bout de cartons avec de l'encre textile rose, mais que je garde soigneusement avec le rêve secret de le vendre à Bill gates, ou à la Tate Galery. Je décide de travailler à l'élaboration
d'une planche de stickers pour suivre le mauvais exemple de cette bande
de voyoux. En fait à l'époque je suis très timide
et legaliste, c'est sous l'emprise des solvant dans la cave, qu'une partie
de mon cerveau se rebelle. Je suis devenu schizophrène et Daeye
est né. Par respect Daeye évitera de donner mon vrai nom
en parlant de lui, ainsi je ne serais pas inquieté par les poursuites
judiciaires. EPISODE -2.2 : Daeye pond sa première planche C'est en novembre 2004 que Daeye imprime sa première
planche de stickers, l'idée était alors de faire une sorte
de boite à outils qui permettra ensuite de jouer à "donner
vie"au mobilier urbain. Elle se compose donc de plusieurs yeux,
de sourires machiavéliques, et d'un petit bonhomme que mes amis
comparerons à sponge Bob mais que daeye nommera Daeyeman (en fait
tout ce que fait Daeye s'appelle Daeye-quelquechose). Cette planche est imprimée en rouge, en bleu
en violet et en noir sur transparent et blanc. Pour l'impression Daeye
est accompagné de Captain Phot. Daeye n'est pas au point au niveau
de l'impression et de nombreux défauts. A chaque planche "ratée",
Daeye entends Captain Phot lui dire, avec un sourire bienveillant, "menschliche
Faktor", que l'on peut traduire par facteur humain. C'est en souvenir
de cette ambiance insouciante que Daeye décide de ne jamais imprimer
de maniere "propre". Ce qui est un point de vue dur à défendre
dans le milieu de la sérigraphie. EPISODE -2.3 : Daeye colle partout, même là où je ne suis pas. Trés vite chaque ballade à vélo
ou à pied, chaque sortie en boite, devient l'occasion pour daeye
de coller des stickers un peu partout. Moi je prends un air détaché,
pendant que Daeye reçoit finalement moins de regards réprobateurs
que je ne l'aurais pensé. Il est vrai que Berlin est une ville
connue pour sa tolérance à l'égart du street art,
et celui ci suit des rêgles bien établies en fait. Daeye
eveille surtout la curiosité de mes amis et à l'époque
mes amis sont trés internationaux. ainsi à travers eux
pourra coller ses stickers à Londres, Helsinki ou Bruxelles. Rapidement, coller des stickers devient le but de mes virées en ville. Daeye prends un peu le pas sur moi-même, et c'est pas plus mal parcequ'il est plutôt cool. Ca me permet aussi de connaître Berlin comme ma poche. |